Bonheur éradiqué
Alors qu’il irradiait
Les prés et les rizières
De cette belle contrée
Brisé par cette bombe
Fruit de la modernité
Et de sa vanité.
Quelle hécatombe !
Plus de femmes
Pour repiquer les pousses
Plus de pousse pousse non plus
Pour occuper les rues
Vietminh, Viêt-Cong,
Vietnam, napalm
Dans la baie d’Halong,
Glissent onze jonques oblongues…
Dans leurs flancs,
Ni bravaches, ni lâches ;
Hommes et femmes
Ensemble attelés à la tache
Pour qu’à l’horizon,
Se dessine un avenir
Sur cette terre asiate’
Berceau du Ying et du yang
L’indigène roseau plie
Sous la férule yankee,
Des millions de fourmis
Mettent le tigre à terre
En tissant sans relâche
Tout un réseau de caches
Adieu yankees junkies
L’Asie pour cimetière.
JHJ
040302006