Enterrement

Dans le désir de nouveau jouir
De la vie et de son élixir,
Ton visage s’efface, décharné
Du manque que tu m’as prodigué.

Le constat est cruel et lucide à la fois,
De toutes les manières, je t’ai aimé
Mais, jamais tu ne m’as fait roi…
Ah cette peur, cet effroi enraciné en toi !

Ton indécision comme seule guide
T’a rendu incapable d’aimer
A toujours instiller le doute,
A tout rendre compliqué.

Adepte de la transcendance,
Et dans l’énergie et dans l’essence,
Cherchant en toi le meilleur,
Je n’aurai reçu que l’immanence.

A ressasser pour rien, des histoires dépassées,
Tu as négligé le jour, le présent de la vie.
Envolé dans la nuit, l’amour sans détour,
Ecrasé par l’ennui de ce conte à rebours.

Mon dieu que c’était lourd
Faire le deuil de toi, femme aimée
Mon exigence, ma nécessité,
Pour, un beau jour, ressusciter.

311014

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